Liga : Le Real Madrid écrase le Betis et maintient la pression sur le Barça
C’était un soir où l’absence de Kylian Mbappé aurait pu peser lourd sur l’attaque madrilène, mais le public du Santiago Bernabéu a vite trouvé une nouvelle idole. Dans une rencontre comptant pour la 18e journée de Liga, le Real Madrid a livré une véritable démonstration de force face au Betis Séville, s’imposant sur le score sans appel de 5-1. Cette victoire, orchestrée par les hommes de Xabi Alonso, permet à la Maison Blanche de revenir à quatre petites longueurs du FC Barcelone en tête du classement.
L’éclosion spectaculaire de Gonzalo Garcia
Si l’inquiétude était de mise avant le coup d’envoi concernant le front de l’attaque, Gonzalo Garcia a balayé les doutes avec une aisance déconcertante. Titularisé pour pallier la blessure de la star française, le jeune Espagnol de 21 ans a signé un triplé retentissant, ses trois premières réalisations de la saison. Le point d’orgue de sa performance est intervenu à la 82e minute : parfaitement servi par Arda Güler, lui-même trouvé dans la profondeur par une superbe passe lobée d’Antonio Rüdiger, Garcia a trompé le portier adverse d’une « Madjer » inspirée pour porter le score à 4-1.
Le festival offensif ne s’est pas arrêté là. Alors que le match touchait à sa fin, Fran Garcia a parachevé le succès des Merengues dans le temps additionnel. Sur un centre venu de la droite de Federico Valverde, le latéral a repris le ballon d’un extérieur du gauche imparable, scellant le score à 5-1. Une prestation collective aboutie, même si le Real s’est fait quelques frayeurs, notamment lorsque Riquelme a trouvé le poteau intérieur de Courtois à un quart d’heure du terme, avant que les Madrilènes ne reprennent le contrôle du jeu.
Des tensions et des choix tactiques
Malgré l’ampleur du score, la soirée n’a pas été exempte de petites tensions. Vinicius Junior, remplacé par Mastantuono à la 77e minute, n’a pas caché son mécontentement au moment de quitter la pelouse, tout comme Rodrygo, suppléé par Güler. Ces ajustements ont toutefois porté leurs fruits, apportant la fraîcheur nécessaire pour alourdir la marque en fin de rencontre. Xabi Alonso a également profité de cette large avance pour faire tourner son effectif, offrant une ovation méritée à Gonzalo Garcia et faisant entrer Dani Ceballos pour stabiliser l’entrejeu.
L’avenir d’Antonio Rüdiger en pointillé
Au-delà du résultat sportif immédiat, ce match a permis de revoir Antonio Rüdiger sur le terrain, lui qui a été remplacé par Ferland Mendy en fin de partie. Pourtant, la situation du défenseur allemand en coulisses préoccupe l’état-major madrilène. Sa présence sur le pré reste une bonne nouvelle, mais elle ne masque pas une saison compliquée, marquée par des pépins physiques à répétition qui l’ont limité à seulement neuf apparitions toutes compétitions confondues depuis le mois d’août.
La direction du club s’interroge légitimement sur la capacité de Rüdiger à retrouver son meilleur niveau physique. Alors que son contrat expire à la fin de la saison, une prolongation semble de plus en plus hypothétique. David Alaba étant quasiment certain de partir, le Real pourrait voir sa défense centrale grandement remaniée cet été. Si l’Allemand ne parvient pas à rassurer sur sa condition physique dans les mois à venir, un départ libre deviendrait l’option la plus probable.
Cette incertitude contractuelle n’a pas échappé aux cadors européens. Si le Paris Saint-Germain et Chelsea surveillent le dossier, c’est Tottenham qui se montre le plus pressant. Les Spurs, craignant de perdre Cristian Romero, courtisé par l’Atlético de Madrid et le Barça, voient en Rüdiger le remplaçant idéal, d’autant plus attrayant qu’il serait disponible sans indemnité de transfert. Pour l’heure, le joueur donne la priorité au Real Madrid, mais les prochains mois seront décisifs pour prouver qu’il a encore sa place dans le projet madrilène.