Écrit par Rodrigue ASSEYI    Vendredi, 12 Mars 2010 20:57    Imprimer Envoyer
Le PDG souffle ses 42 bougies sur fond d’un congrès placé sous le sceau de l’« Unité nationale facteur de l’émergence »
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Lambaréné, 12 mars(GABONEWS) - Né en 1968 à Koula-moutou (province de l’Ogooué –Lolo, centre-est), de la volonté de feu le président Omar Bongo Ondimba, le Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) fête, ce 12 mars, son 42ème anniversaire avec en ligne de mire la tenue, en fin de semaine, de son 10ème congrès  extraordinaire, sous le thème de l’«Unité nationale facteur de l’émergence ».

CONSOLIDATION DE L’UNITE NATIONALE

Ce vendredi, à l’occasion de l’an 42, le PDG, rincipal parti de la majorité présidentielle, décerne des prix (3) aux lauréats de différents concours dont le « Prix littérature »  avec le prestigieux « Grand prix Omar Bongo Ondimba », « Prix Georges Rawiri », « Prix Léon Augé » pour récompenser les « meilleures œuvres littéraire gabonaises de ces dernières années », soulignent les organisateurs.

Les trois hommes, aujourd’hui disparus, furent des compagnons de route et attachés aux œuvres de l’esprit.

Le « Prix de l’unité nationale », portant le nom « Ali Bongo Ondimba », quant à lui, concerne les citoyens se seraient distingués dans la « consolidation de la cohésion nationale » à travers « le mariage interprovinciale et interethnique » après plus d’un quart de siècle.

Le PDG « soucieux du professionnalisme du communicateur » entend également récompenser « une femme, un homme ou un organe de presse  qui se sera illustré pendant l’année 2009 en couvrant avec professionnalisme un évènement important dans la vie gabonaise », a énoncé le professeur Franck Idiata, nouveau porte-parole de cette formation, dans un entretien accordé, en début de semaine, à Radio –Gabon, capté à Lambaréné ( province du Moyen-Ogooué, centre, par l’un des envoyés spéciaux de GABONEWS.

Les célébrations prennent fin avec une « table ronde » télévision, ce vendredi soir, sur le plateau de la première chaine de télévision (RTG1).

Et, place au Congrès, samedi et dimanche, à la Cité de la Démocratie, à Libreville, en présence des militants et militantes issus des neuf fédérations que compte le PDG à travers le territoire nationale.

De nombreuses délégations de la Ngounié et de la Nyanga ont ainsi transité par Lambaréné, à bord de bus affrétés alors que celle du Moyen-Ogooué avait mis le cap, un peu plus tôt, sur la capitale.

Les dixièmes assises (13 et 14 mars 2009) doivent déboucher sur une adaptation, un arrimage  du parti aux exigences du moment. « C’est en quelque sorte un congrès refondateur devant la nouvelle dynamique,  la nouvelle vision et le nouveau projet de société qui consiste à faire de notre pays, un pays émergent à brève échéance», a insisté F.Idiata

RENDRE LE POUVOIR D’INVESTITURE DES CANDIDATS DU PARTI A LA BASE

Plusieurs dossiers figurent à l’ordre du jour, parmi lesquels la prise en compte de la disparition , le 8 juin dernier, du Président –Fondateur du PDG, Omar Bongo Ondimba, la mise à jour de la Charte des valeurs , la politique générale du parti pour l’adapter au nouveau contexte, la révision des fonctions de vice-président et qualité, l’augmentation du nombre des membres du Conseil National , la limitation de l’âge des Responsables de l’Union des Jeunes du Parti Démocratique Gabonais (UJPDG) …

En clair, la locomotive de la majorité présidentielle veut « améliorer son mode de gestion, redynamiser  ses structures de base trop dépendantes du niveau central, rendre le pouvoir d’investiture des candidats du parti à la base,   s’appuyer sur un groupe (même resserré) mais  bien décider à faire bouger les lignes et aborder sereinement les futures  les échéances électorales », fait-on remarquer.

« Repartir du bon pied », peut-on entendre, après le congrès de juillet 2009 marqué par l’investiture d’Ali Bongo Ondimba comme porte-étendard du PDG à la présidentielle anticipée de fin août dernier.

Le choix porté sur Ali Bongo Ondimba avait été suivi d’un départ en cascade de hauts cadres et des militants du parti pour de nouvelles aventures.

« Le tsunami n’a pas eu lieu », se réjouit-on dans les rangs du plus vieux parti du pays suite  aux déclarations d’une « mort-annoncée » du PDG au lendemain du scrutin présidentiel eu égard à la « déchirure » subi, il y a près de 9 mois.

De nombreux hiérarques du PDG avaient fini par briguer les suffrages contre l’avis de la Direction du parti et, exclus (André Mba Obame, Jean Eyéghé-Ndong Ndong) avant de rallier les rangs de l’opposition notamment l’Union Nationale (UN)  portée sur les fonds baptismaux, le mois dernier avec un directoire  conduit par Zacharie Myboto, ex-baron du régime.

Signe, sans doute, du bras de fer entre les deux bords, le Parti Démocratique Gabonais répond à l’ « Union Nationale », par l’ « Unité nationale facteur de l’émergence », thématique de son congrès extraordinaire qui a été précédé l’adhésion au PDG  de deux membres du gouvernement, Jean-Félix Moulougui, et Paul Boudoukou–Latha suivis de certains responsables en rupture de ban avec leurs anciennes chapelles.

GN/RA/10

Mis à jour ( Lundi, 02 Août 2010 11:17 )