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| SOS Consommateurs et LUBIA persistent et signent avec leur mouvement pour la dénonciation de la SEEG |
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Libreville, 11 mars (GABONEWS) – Les trois journées d’action et de grève de la faim qu’ont initié mercredi à Libreville SOS Consommateurs, dirigé par Christian Richard Abiaghe, et l’association de lutte contre les branchements et installations anarchiques (LUBIA) dirigée par Cédric Mayila, pour dénoncer les mauvais services de la Société d’Eau et d’Energie du Gabon (SEEG), se poursuivent ce jeudi, a constaté GABONEWS. Sur place, au moment de notre passage, seuls quelques passants manifestaient leur curiosité quant aux banderoles et autres affichettes placées par l’association à quelques mètres du siège de la SEEG dans le centre ville.Le visage cerné, visiblement affaibli par la soif et la faim, M. Abiaghé, s’est voulu rassurant sur son état physique: « Je suis en forme, car comme vous voyez, je suis debout. C’est plutôt sur le plan mental et psychologique qu’on est forcement un peu éprouvée parce que l’action est diversement interprétée ». Même son de cloche pour Cedric Mayila, Président de l’Association LUBIA (Lutte contre les branchements et les installations électriques anarchiques), solidaire de l’initiative : « C’est vrai que nous sommes en perte d’énergie, c’est quand même une grève de la faim, nous ne buvons ni ne mangeons pas ». En référence à un article paru ce mercredi dans un des deux quotidiens nationaux, et qui fait état de la « faible mobilisation », voire de la déconsidération dont a bénéficiée le premier jour de la revendication contre l’entreprise gabonaise, M. Abiaghé a poursuivi : « D’aucuns auraient pensé que la mobilisation du public était l’un des objectifs, je dis non. Ce qui est important c’est que beaucoup de gens se reconnaissent dans les revendications que nous avons présentées depuis hier sur ces questions ». Selon lui, le mouvement a néanmoins enregistrée le « soutien » et la « sympathie » de nombreux Librevillois. Il rapporte également que ce jeudi devrait être marqué par « une grande déclaration de soutien de certains parlementaires ». Aussi, à la faveur de cette deuxième journée, SOS Consommateurs entend « élever un peu le niveau du discours pour aller au plus concret. Pour nous le plus concret c’est notamment les prix. Aujourd’hui, nous allons en parler, des cas concrets, de ce que nous reprochons à la SEEG en matière d’augmentation de tarifs et de violation des droits du consommateurs ». Pour Christian Richard Abiaghe, depuis mars 2009 « la SEEG a fait une hausse de 1,5% ce qui fait qu’en mars 2010 au total on ait une moyenne 18% du tarif sans que le consommateur n’en soit informé ». « J’ai vu beaucoup de gens qui se plaignent de changement intervenu sur le montant de ce qu’ils ont a payé sur les consommations parce qu’on ne leur avait pas dit qu’il y avait une augmentation de tarif », a-t-il déclaré. Mercredi, SOS Consommateurs a lancé, à quelques mètres des locaux du siège de la SEEG à Libreville, une grève de la faim de trois jours à l’encontre de l’entreprise, indexée pour la « mauvaise qualité des services » qu’elle offre aux Gabonais. GN/MO/DCD/10 |
| Mis à jour ( Jeudi, 29 Juillet 2010 15:25 ) |






