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| Carnet de route : L’instant d’un voyage fluvial entre Port- Gentil et Lambaréné(Reportage) |
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Au départ de Port Gentil (capitale provinciale de l’Ogooué-Maritime, sud-ouest), lundi, à destination de Lambaréné ( chef lieu de la provinciale, centre), il est à peine 7 heures. La corvette « Villageoise III », embarque ses passagers et sa cargaison (sacs, valises, marchandises ). Poussé par treize moteurs ( quarante chevaux , chacun) , le bateau s’éloigne de l’ancien port de la capitale économique avant de gagner l’embouchure de l’Ogooué et amorcer la remontée de ce fleuve( 1.200 KM) , l’un des plus longs du continent . A bord de l’embarcation de deux niveaux (l’un d’eux appelé Shaba) règne une animation soutenue par des « fêtards » qui, après un week-end bien « arrosé » dans la cité pétrolière, vont regagner leur localité au terme de six heures de navigation. Le soleil apparaît progressivement quand, à l’embouchure, le bateau quitte la mer et se glisse dans le fleuve, presque sans trop de nuance. Déjà, le spectacle de la mangrove s’ouvre. Ici, elle demeure intacte. Une aubaine pour les espèces qui viennent s’y reproduire et participe à la préservation des écosystèmes (faune marine). Sur les eaux calmes, boueuses et jonchées de débris divers , slaloment des vedettes rapides , propriété de nombreuses compagnies pétrolières qui prospectent, exploitent ou produisent l’or noir dans les différents bras de l’Ogooué et lacs environnants. Plus loin, un chaland, surmonté de plusieurs billes d’Okoumé, effectue majestueusement sa descente sur Port-Gentil, destination où se trouvent les deux principales unités de transformation des grumes. Soudain, le regard se porte sur la rive d’en face. Un village, abandonné , vit, sans doute, ses dernières heures, sous la menace d’un éboulement. Notre ‘‘croisière’’ fût également le lieu d’une interrogation sur le phénomène persistant de l’exode rural. Des passagers, abasourdis, ont partagé leur inquiétude devant le « désert » observé le long du trajet où, naguère, hommes, femmes et enfants vivaient , commercialisaient leurs produits du terroir. Dans la cabine, Norbert dit « Attouga », le commandant, assure que son équipage se compose de cinq(5) membres dont trois (3) nageurs secouristes. La quarantaine, le chef, riche d’une expérience d’une trentaine d’années, sans encombres, scrute l’horizon. En dépit de la brise, la chaleur inonde son navire, de moins en moins confortable. D’aucuns redoutent la pluie. « Lorsque vous versez quelque chose en haut (niveau 2), cela coule sur nous qui sommes en bas », fulmine un client devant le peu d’étanchéité qu’offre l’habitacle. En début d’après-midi, se dévoile le pont qui enjambe les rives gauche et droite de Lambaréné, avec, au quartier « Isaac », son usine de raffinerie d’huile de palme et dans la partie administrative, sa Mairie, ses banques et bureaux de Poste, notamment. « La villageoise III » (bateau), accoste sur une berge aménagée, elles-même, par les compagnies de navigation fluviale , dans la ville du célèbre docteur Albert Schweitzer manquant d’un port, l’une des préoccupations des opérateurs et des visiteurs, dont le nombre devient de plus en plus croissant au fil des années. Lambaréné, rallié depuis Port-Gentil , le plus souvent, par voie fluviale, justifie ainsi son statut de ville-carrefour à la lumière du flux de passagers enregistrés. Elle est prise d'assaut, dès jeudi et vendredi, singulièrement par des jeunes filles ‘‘ petites’’ venues de Libreville, Ndjolé, Mouila, Oyem, en partance pour Port-Gentil, pour y passer un week-end « endiablé » dans les boîtes de nuits, les plus « torrides ». GN/YKM/RA/MS/10
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| Mis à jour ( Jeudi, 29 Juillet 2010 15:13 ) |







